Au départ, Glen Rice est l’un des meilleurs shooteurs de l’histoire du basket universitaire. Il a notamment conduit Michigan au titre en 1989 avec l’une des performances les plus remarquables de l’histoire. Cette année-là, Rice inscrit 184 points lors du tournoi. Un record qui tient toujours !
Deux mois plus tard, le Miami Heat le choisit en 4eme position de la draft 1989. Comme vous pouvez l’imaginer, les espoirs placés en lui étaient importants puisqu’il faut rappeler que la franchise était encore toute jeune.
A l’issue de sa première saison, moyenne, Rice est élu dans la Second All-Rookie Team. Mais dès sa saison “sophomore”, il va prendre son envol. Même s’il réalisera la meilleure partie de sa carrière chez les Charlotte Hornets, il laissera une grosse empreinte à Miami. Il jouera 478 matchs en n’en manquant seulement 14 en 6 saisons. Il shootera à 38.6 % derrière l’arc et compilera 19.3 pts et 4.9 rbds au Heat.
Glen Rice prendra sa retraite en 2004, après avoir passé 15 saisons en NBA, où il aura marqué 18,336 points (N°50 All-time) avec un très correct 40% à 3 pts (le 21ème rang en NBA).
Rice, scoreur dans l’âme, déclara même :
« J’ai toujours été scoreur dans ma manière de jouer et ce à n’importe quel niveau de ma carrière. »
L’un des meilleurs moments dans la carrière de Rice fut donc le jour où il marqua 56 pts face au Magic de Shaq et de Penny.
« Je pensais pouvoir rééditer ce genre d’exploit après mon départ de Miami, mais jamais je ne pu scorer de nouveau autant. Il y a des fois où le shooteur, donne l’impression que les plus longs jump shoot ressemblent à des lay-ups. Quand on lève puis qu’on relâche, on a l’impression que le panier est beaucoup plus proche. J’ai eu cette impression là durant tout le match. »
Rice ne parvint jamais à dépasser le premier tour des plays offs avec le Heat, malgré de très bons joueurs avec lui tels que Steve Smith, Rony Seikaly, Kevin Willis ou encore Brian Shaw.
Durant l’été 1995, il est transféré aux Hornets de Charlotte mais sa première saison là-bas est en demi teinte d’un point de vue collectif (41v-41d) et les Hornets ne se qualifient même pas pour les play-offs. Sur le plan personnel, Rice réalise une bonne saison (21 pts, 5 rbds et 4 ast).
L’année suivante, avec une équipe composée de Glen Rice, Vlade Divac, Anthony Mason, Muggsy Bogues et Matt Geiger, Charlotte réussit la meilleure saison de son histoire et refait son apparition en play-offs. Mais les Hornets sont sèchement éliminés au premier tour (3-0) par les Knicks. Lors de cette saison, Rice réalisa la meilleure saison de sa carrière avec 27 pts, 4 rbds, 2 ast et 207 3-points marqués pour le meilleur pourcentage avec 47 %. En février, il est même élu MVP du All star game.
La saison suivante, les Hornets confirment leur précédente saison avec un bilan de 51 v et 31 d. Il passe le premier tour des playoffs mais mais ils chutent en demi-finale face aux futurs champions : les Bulls de Michael Jordan. Lors de sa troisième et dernière saison sous le maillot de Charlotte, Rise continue d’être l’un des meilleurs marqueurs de la ligue avec 22 pts/m.
Eté 1998 : départ pour les Lakers
En 1998, Rice est de nouveau transféré. Cette fois-ci, c’est aux Lakers qui partent favoris dans la course au titre. Néanmoins,les coéquipiers de Kobe Bryant perdent face aux Spurs de Robinson et Duncan, futurs champions. Cette année-là, Rice ne joua que 27 rencontres sur 50 (année du “lock out”).
La saison suivante, les Lakers écrasent la saison régulière et ils décrochent 67 victoires. Ils remportent le titre de champions, face aux Pacers. C’est la consécration pour Rice qui remporte enfin son premier et unique titre de champion.
Troisième option offensive des Lakers derrière le duo Shaq-Kobe, Rice parvient à tourner à 16 pts, 4 rbds et 2 pds.
La suite est moins glorieuse puisque Rice combine blessures et problèmes de poids. Il finira même sa carrière aux Clippers après des passages aux Knicks et aux Rockets.
Toutefois, pour tous, Rice demeure un des shooteurs les plus purs de l’histoire. Il marqua la ligue par sa classe et son shoot. Il aurait pu faire partie de cette longue liste d’All Star qui n’ont jamais glané de titres. Il a su flairer le bon coup en allant aux Lakers en 1998, et je suis bien content pour lui…
Les échanges dans lesquels Rice a été impliqué ( merci wiki’^^)
-Transféré par Miami avec Matt Geiger, Khalid Reeves et un premier tour de la draft 1996 aux Charlotte Hornets contre LeRon Ellis, Alonzo Mourning et Pete Myers le 3 novembre 1995.
-Transféré par Charlotte avec B. J. Armstrong et J.R. Reid aux Los Angeles Lakers contre Elden Campbell et Eddie Jones le 10 mars 1999.
-Transféré par les Lakers avec Travis Knight et un premier tour de draft 2001 conditionnel aux New York Knicks dans un transfert incluant quatre équipes le 20 septembre 2000 (les Lakers recevant Emanual Davis, Greg Foster, Horace Grant et Chuck Person des Seattle SuperSonics; New York recevant Luc Longley et deux 2e choix de draft des Phoenix Suns et Lazaro Borrell, Vernon Maxwell, Vladimir Stepania et un premier tour de draft 2001 conditionnel de Seattle; Phoenix recevant Chris Dudley, un premier tour de draft 2001 conditionnel 2001 et une somme d’argent de New York; Seattle recevant Patrick Ewing de New York).
-Transféré par New York aux Houston Rockets dans un transfert à trois équipes le 17 août 2001; (les Dallas Mavericks recevant Muggsy Bogues de New York; Houston recevant les droits de draft de Kyle Hill et une somme d’argent de Dallas; New York recevant Shandon Anderson de Houston et Howard Eisley de Dallas).
-Transféré par Houston avec un futur tour de draft et une somme d’argent à Utah Jazz contre John Amaechi et un futur 2e tour de draft le 30 septembre 2003.
-Écarté par Utah le 3 octobre 2003.
-Signé en tant que free agent par les Los Angeles Clippers le 10 octobre 2003.
-Écarté par les Clippers le 13 janvier 2004.
Remerciements à Alex ( L.A 47 ) pour les traductions.
Nom :Maravich
Prénom eter Press
Date et lieu de naissance :le 22 juin 1947 à Aliquippa.
Date de sa mort :le 5 janvier 1988
Lycée : Daniel(Clemson,S.C) High School (1961-63) Needham Broughton (Raleigh, NC) (1963-65) Edward Military Institute (Salemberg, NC) (1965-66)
Collège : Lousiana State
Draftée par :Atlanta Hawks en 1970
Trades :Tradé à New Orléans le 3 Mai 1974
Signé avec Boston le 22 Janvier 1980
Surnom istol Pete
• Récompenses et honneurs : NBA All-Rookie Team (1971)
• All-NBA First Team (1976, 1977)
• All-NBA Second Team (1973, 1978)
5 fois All Star NBA(1973, 1974, 1977-1979)
A compilé en carrière 15,948 points (24.2 points par match) en 658 matchs
Meilleur marqueur de la NBA en 1977 avec 31.1 points
Son record de point est de 68 points contre les New York Knicks le 25
février 1977
Fait partie des 50 meilleurs joueurs de tous les temps.
Cinq Pacers : Mark Jackson, Reggie Miller, Derrick McKey, Dale Davis, Rik Smits
Cinq Knicks : Derek Harper, John Starks, Charles Smith, Charles Oakley, Patrick Ewing
Un an après les 25 pts de Reggie Miller au Madison en 94 dans le 4QT du game 5, les Pacers et les Knicks remettent ça.
Ce qui est bien quand on n’y connait rien, qu’on a pas en tête les équipes qui vont jusqu’en finale de conf’, c’est qu’on peut vivre le truc en direct. Parce ce que je ne me rappelle jamais de qui sort vainqueur.
C’est un peu flou dans mon esprit… mais je me rappelle du gros gros gros match d’Oakley à chaque coin du parquet, t’as sa trogne. En sauvant une balle, il se vautre sur le banc des Pacers, se relève rapidement pour prendre de nouveau sa place sur le parquet mais un des Pacers lui retient le maillot^^. Les chiffonniers, ça a faillit mal se terminer. Pas moins de neuf techniques dans le match dont Harper et Dale Davis exclus avec Rik Smits les séparant.
C’est l’exploit de Miller qui reste dans les mémoires mais il y a aussi la perfomance de Rik Smits. Son playoff career high ! 34pt et si Bogut pouvait avoir la moitié de l’arsenal offensive de Rik, j’en serai déjà heureux. Sur ce match, il remporte largement son duel face à Ewing (l’enculé après toute ses années avec Reggie, il n’était pas là pour la cérémonie de son jersey^^)
NY Knicks bétonnent, durant tout le match ils ont une avance confortable… Et je me demande pourquoi ce match fait parti de la collection hardwood classic. A la toute fin du quatrième QT, Antony Mason s’arrache pour sauver une balle qui filait en touche. Durant le laps de temps où il est suspendu dans les airs, il demande le timeout. Coup du sort, c’est le dernier timeout des Knicks qui paniqueront comme des enfants quand arrive zap zap l’éclair de Reggie Miller.
Cétait beau à voir parce que durant tout le match il a été en mauvais terme avec son shoot mais ça ne l’a pas émoussé, pas pris la tête… parce que ce qui importe, c’est le prochain shoot ! D’être concentré, de tendre vers cet objectif… Il en a mis Reggie : 8pts en 16 secondes dont deux trois points. Score à égalité, c’est arrivé tellement vite que dans les deux camps, on ne sait plus trop où on en est. Ex Aequo et Sam Mitchell fait faute volontaire sur John Starks ce qui l’amène sur la ligne des lancers ! Starks rate ses deux lancers, se sent coupable, essaye donc de se rattraper mais fait malheureusement faute sur Reggie (à moins que ce soit Mason mais c’était le bordel dans la peinture) lui donnant la possibilité de convertir ses lancers.
(Spike Lee faut que t’arrêtes, t’es à toit tout seul les bad vibes des Knicks)
Les Pacers accèderont à la finale de conférence et batailleront jusqu’au game 7 contre le Orlando de Shaq et Penny.
14 mars 1989, finale de la défunte coupe Saporta Real Madrid vs Snaidero Caserta Le duel entre Drazen Petrovic (62 pts !) face au meilleur scoreur de l’histoire du basket Oscar Schmidt (seulement 44 pts, le blaireau )
Certains disent qu’il s’agit du meilleur match jamais joué en Europe
La nba fait son apparition en 1947, et met du temps avant de réellement attirer les foules. Les règles ne sont pas du tout les mêmes que celles d’aujourd’hui : les 24 secondes, les 3 secondes dans la raquette n’existaient pas. La taille de la raquette était bien plus restreinte. LES PREMIERES STARS : la première véritable star de la nba, en 1947 lors de la première finale était joe fulks, des warriors de philadelphie, où il tournait à 24 points de moyenne ( malheureusement assassiné en 1976 ). Puis arrive george mikan, pivot de 2m10 des Lakers, qui profite de l’absence de la règle des 3 secondes pour s’imposer dans la raquette et gagner 5 titres. Il tourne à 23 points et 13,5 rebonds sur ses cinq années de carrière, en jouant du coude et en cumulant les bras roulés ( jabbar n’a rien inventé ).Il domine tellement le jeu que la nba doit agrandir la surface de la raquette pour diminuer son impact. UN JEU PLUS DYNAMIQUE : après son départ en 1954, la règle des 24 secondes apparaît et d’un coup les matchs se firent plus dynamiques, plus offensifs : les Celtics de l’époque, dotés de lièvres comme bill sharman, bob cousy ou clif hagan, ont énormément bénéficié de ces changements. Après deux années de transition, en 1957, les Celtics échangent ed macauley et cliff hagan contre le choix de draft Bill Russell, et c’est le début de la dynastie qui durera jusqu’en 1969. CE QUI MARQUE LA PERIODE : ce qu’il faut retenir, c’est que cette époque est marquée par un jeu plus physique que rapide ( jusqu’en 1954 ) avec relativement peu de stars, et à l’exception de l’OVNI Bob Cousy peu spectatulaire. La nba ne permet pas encore aux joueurs d’avoir un salaire décent ( mikan arrête le basket pour devenir avocat ) et la priorité est accordée à l’immobilisme dans les clubs. Mais des changements interviennent peu à peu avec l’arrivée de joueurs grands, rapides ( bob pettit, pivot des Hawks drafté en 1954 ) et athlétiques ( bill russell, elgin baylor, jerry west ) qui influencent de plus en plus le jeu avec des statistiques qui se mettent à enfler. J’ai choisi 1959 comme date butoir du fait de l’arrivée du joueur qui confirme l’évolution que j’ai cité plus haut : Wilt Chamberlain.
Deuxième période : 1959-1969.
Cette décennie est considérée comme une sorte d’époque héroïque, avec les premiers joueurs vraiment légendaires et leurs exploits dont la portée reste encore aujourd’hui difficile à saisir. DES STATISTIQUES HALLUCINANTES : c’est surtout la décennie des chiffres, en défense comme en attaque, et cela commence dès la première année : 172 poins inscrits par les Celtics en saison régulière face aux Lakers, 37 points et 27 rebonds pour la saison rookie de chamberlain. Puis tout au long de la décennie, un russell à 25 rebonds de moyenne, un chamberlain à 30 points et 30 rebonds. En matière de statistiques, la saison 1961-1962 bat tous les records : Chamberlain marque 50 points de moyenne, et il réalise le fameux match à 100 points le 2 mars, battant le record de 71 point de baylor de l’an passé, et robertson enregistre un triple double de moyenne ( 30 points, 12 rebonds, 11 passes ). DES JOUEURS DE PLUS EN PLUS ATHLETIQUES : d’autres athlètes font peu à peu leur apparition, selon un modèle type de joueur grand et musclé : walt bellamy, nate thurmond, willis reed, wes unseld entre autres. Les dunks commencent à réellement faire leur apparition, même s’il s’agit encore de l’affaire des plus grands comme wilt ( sauf peut-être pour baylor ) : en tout cas le jeu se fait plus spectaculaire, les all star games, apparus en 1951, attirant de plus en plus les foules, les matchs sont pour la première fois retransmis en direct à la télévision. NAISSANCE DU MYTHE NBA : on assiste à l’apparition des premières véritables rivalités de la nba, celle opposant wilt chamberlain et bill russell, les Celtics aux Lakers. L’engouement du public bostonien à chaque titre remporté par les verts ( 8 d’affilée entre 1959 et 1966 ), les cigares allumés avant la fin des derniers matchs des finales par l’entraîneur Red Auerbach, la célèbre exclamation du journaliste johnny most en 1965 » havlicek stole the ball ! » font naître pour la première fois la mythologie du basket. UN JOUEUR EMBLEMATIQUE : WILT CHAMBERLAIN. Chamberlain est alors une star convoitée dans les émissions de télé, rencontrant des sommités du sport tel que mohammed ali, sortant ses boutades saupoudrées d’un égocentrisme démesuré ( shaquille o’neal n’a rien inventé ) : en matière purement sportive, chamberlain est pour moi le premier pivot moderne de l’histoire de la nba, de par la conjugaison de puissance ( 2m17, 125 kgs ), de rapidité ( il aurait couru le 400m en 49 secondes ) et de finesse ( les vidéos sur youtube l’attestent, chamberlain utilisait le shoot à reculon bien avant hakeem olajuwon ). UNE LIGUE PLUS MOBILE : c’est aussi à cette époque que les clubs se firent relativement plus dynamiques dans les échanges, et l’exemple du départ de chamberlain de San Francisco à Philadelphie en 1966-1967 montre que les joueurs dominants sont devenus un enjeu de premier ordre dans une ligue compétitive. DES TRANSFORMATIONS A VENIR : enfin, vers la fin de la décennie, un nouveau type de joueurs apparaît à la draft :des joueurs fins, de taille moyenne ( 1m90-2m ) et de plus en plus techniques et athlétiques comme dave bing ( 1966 ),walt frazier ( 1967 ),connie hawkins ( 1969 ) qui préfigurent à mes yeux le style des années 1970. 1969 clôt la décennie avec le dernier titre de russell et la fin d’une dynastie, sa dernière rivalité avec wilt chamberlain ( véritable emblème de l’époque ), et l’arrivée d’un pivot qui reste encore aujourd’hui atypique : Kareem Abdul-Jabbar.
Troisième période : 1969-1979.
En 1969, bill russell prend sa retraite, mettant ainsi fin au règne sans partage de Boston. C’est une véritable année de transition qui voit la fin d’un style physique et résolument offensif pour un style plus fin, plus « égalitaire » et surtout plus défensif.
C’est en effet avec la défense et un style de basket délié en attaque, où la balle circule dans toutes les mains, que les Knicks conquièrent les deux seuls titres de leur histoire en 1970 et 1973. LE MENEUR DEFIE LE PIVOT : walt frazier incarne alors le changement : meneur de jeu de 1m95, il adopte un style de jeu spectaculaire presque à la bob cousy ( passes dans le dos, dribbles croisés, entre les jambes ) mais sans fioriture, et surtout il n’hésite pas à venir défier les grands dans la raquette. En face, chez les Lakers, wilt chamberlain, venu composer en 1968 la dream team avant l’heure avec jerry west, elgin baylor, gail goodrich ( et un certain pat riley ) n’est plus la star de son équipe. Sa moyenne de points a chuté de manière drastique ( 13,3 points en 1973, dernière année de sa carrière ) et il s’est vu assigner une tâche essentiellement défensive. UN JEU PLUS OUVERT : le style de jeu a changé : les moyennes statistiques chutent au profit d’un jeu plus équilibré, avec plus de passes, plus de stratégie. La taille n’est plus une condition, les joueurs de taille moyenne dominent la ligue ( frazier, west, barry, hawkins, haywood, etc ) et même les petits joueurs ( nate archibald, 1m85 ) à l’exception de jabbar. Cependant, si le centre des Bucks ( 2m18 ), que l’on a tôt fait de comparer à chamberlain, domine d’abord la raquette par un jeu assez brutal ( la NCAA lui avait d’ailleurs interdit le dunk pour limiter son impact ), avec ses 34 points de moyenne en début de carrière, son transfert à Los Angeles en 1975 le fait faire changer de style, évoluant vers plus de finesse et utilisant désormais à outrance le sky hook ( qui deviendra sa marque de fabrique ), ce qui lui permettra une important longévité dans la ligue. LES PREMIERS SHOWMEN ET LA RIVALE ABA : à côté de lui, des joueurs créateurs apparaissent : spencer haywood ( 1970, 2m06 ), adepte du jump shoot fade away ( Michael Jordan n’a rien inventé là non plus, voir le all star game de 1972 sur youtube ), Connie Hawkins, le précurseur en matière de gestes aériens et surtout julius erving. Evoluant d’abord en ABA, il s’y taille une réputation de joueur le plus incroyable du monde, tant ses arabesques semblent venir d’une autre planète : grâce, agilité, détente sèche gigantesque pour l’époque, coupe afro : il symbolise une époque et annonce à la fois la génération des jordan et des wilkins à venir. Mais le contexte de l’ ABA s’y prête : adoption dès 1969 de la ligne à trois points, concours de dunk dès 1976 : toutes ces transformations favorisent le développement du basket-spectacle dont erving se fera l’ambassadeur, en tant que premier grand dunkeur attitré de l’histoire de la ligue : ses créations artistiques, notamment le dunk de la ligne des lancers francs lui vaudront de remporter le concours de dunk de la ligue rivale en 1976, peu avant sa dissolution. UNE NBA EN RATTRAPAGE : en effet, la décennie est aussi marquée par l’arrivée de nouveaux clubs ( rockets en 1967, cavaliers en 1970, clippers en 1970, bucks en 1969, blazers en 1970, suns en 1968, sonics en 1967, jazz en 1974 ) qu’est venue renforcer la dissolution de l’ABA ( nuggets, pacers, nets, spurs ) qui viennent renforcer la concurrence. La nba, qui devait faire pièce à la concurrence de l’ABA, possédait aussi son ambassadeur du spectacle avec l’arrière pete maravich, venu remettre le style de bob cousy au goût du jour, mais en plus spectaculaire encore : sa célèbre feinte de passe dans le dos fait désormais partie des highlights des archives nba. LES DIFFICULTÉS D’UNE DÉCENNIE DE TRANSITION : avec l’arrivée de julius erving dans la ligue, la voie semble ouverte pour la prospérité. Mais ce n’est pas aussi simple : la nba est alors en proie, pourtant, à une grave crise de popularité face à de multiples problèmes de drogue et de corruption. Bill Walton, joueur qui renouvelle complètement le poste de pivot en adoptant un style ultra complet ( passes décisives, interceptions, shoot de loin ), fait scandale en refusant de s’engager dans l’armée, rick barry abandonne dans un premier temps ses enfants ( brent, jon et scooter ), hawkins est en proie à des problèmes de drogue, etc.
De plus, la décennie est marquée par une relative instabilité des champions nba : 5 champions différents entre 1974 et 1979, et les finales NBA s’avèrent moins prenantes que par le passé, à la grande exception de celle de 1976, comportant ce que beaucoup appellent encore aujourd’hui le plus beau match de tous les temps ( game 5 ). CE QUI MARQUE LA PERIODE : il reste néanmoins que la décennie des années 1970 peut être considérée comme la plus belle artistiquement parlant : une période d’expérimentation, sans doute au détriment des chiffres, surtout au profit de la qualité de jeu. En 1979, le décor de l’âge d’or du basket est ouvert avec l’arrivée de deux monstres sacrés : Magic Johnson et Larry Bird.
Quatrième période : 1979-1992.
Soit la durée de la carrière des deux joueurs emblématiques de cette période : magic johnson et larry bird. RENAISSANCE DES DYNASTIES : je ne vais pas m’attarder à retracer leur carrière respective dans le détail, alors disons simplement qu’ils ont relancé ce qui manquait le plus à la nba des années soixante-dix : la rivalité entre clubs, celle entre les blacks riches bien gaulés et spectaculaires ( les Lakers de magic ) et les blancs besogneux bouseux laids et peu rapides ( les Celtics de larry ). UNE EXPLOSION MEDIATIQUE : évidemment, l’image tourne à la caricature tant les deux équipes savent adapter leur style de jeu en fonction des besoins, mais il reste que cette image est véhiculée par une politique volontariste de la nba qui s’appuie sur une médiatisation de plus en plus importante. Les publicités envahissent les stades, les joueurs deviennent pour la première fois ce qu’on pourrait appeler des stars ( seul chamberlain, à mes yeux, bénéficiait alors de ce titre ) dont les exploits retransmis sur les chaînes principales, à l’heure de grande écoute, alimentent les petits américains déjà bien fournis en soda et en fast food qui eux mêmes font partie des sponsors de la ligue. QUAND LA NBA DEVIENT « LA NBA » : l’arrivée de Michael Jordan, selon moi la seule star de basket mondialement connue avec Shaquille O’neal, est souvent récupérée par les internautes et les médias divers pour annoncer l’explosion économique de la nba et sa renommée à travers le monde. Mais à mes yeux david stern, le nouveau commissioner de la nba en 1984, est la véritable cause de la prospérité actuelle de la nba : il multiplie les contrats avec des sponsors de toutes sortes, mais surtout la avec l’entreprise nike qui, en devenant la marque adoptée par jordan, se servira de la renommée du joueur pour devenir la puissante entreprise que l’on connaît aujourd’hui. Cependant il faut attendre les JO de 1992 pour que la nba puisse mettre en évidence sa renommée mondiale : la nba, voire le basket en général, restant jusque là aux yeux du plus grand nombre une affaire d’américains. UN JEU SPECTACULAIRE QUI SE DEVELOPPE : d’un point de vue sportif, si magic johnson reste encore aujourd’hui un OVNI de par son alliance grande taille ( 2m06 ) et son poste de meneur, Larry Bird incarne beaucoup mieux un certain modèle de joueur : celui du grand shooteur ( 2m08 ), qui sera repris plus tard parDirk Nowitzki. Le spectacle qui s’offre au yeux du public, celui d’un jeu plus rapide, plus puissant ( les premiers paniers sont cassés par darryl dawkins au début de la décennie ) pousse la nba à adopter un concours de dunk en 1984, puis un concours de tirs à trois points en 1986. ANNONCE D’UNE CRISE ? Avec l’arrivée de dominique wilkins, puis, surtout, de michael jordan, la nba franchit un pas, pour son bonheur, mais aussi, je pense, pour son malheur : celui d’une nouvelle génération de jeunes surdoués et extrêmement athlétiques, pour lesquels l’exploit individuel, dont le dunk « in your face » est l’apothéose, est l’objectif avoué. Si Jordan, d’abord soliste dans un premier temps, sortira de cette catégorie pour devenir le joueur que l’on connaît, un grand nombre de joueurs à sa suite cherchera à l’imiter, bien souvent au détriment du véritable jeu. Si les années quatre-vingts constitue à juste titre l’âge d’or du basket nba, on peut déplorer ces dérives qui commencent déjà à caractériser le début des années quatre-vingt dix.
5/ Cinquième période : 1992-20?.
Pour moi, la nba connaît, malgré le départ de jordan en 1998 ( pour un come back de deux ans de 2001 à 2003 ), une relative homogénéité dans son style de jeu depuis les jeux olympiques de Barcelone. JO 1992 : GRANDEUR ET DECLIN. 1992 constitue l’apothéose du jeu nba, alors révélé au monde entier, mais aussi quelque part son chant du cygne. Je m’explique : pour moi, le basket, depuis cette année, n’a plus la même finalité que dans les périodes précédentes. La télévision qui a retransmis les JO et donc les exploits de le dream team a poussé à faire imaginer à de nombreux jeunes joueurs qu’une action d’éclat, un exploit collectif à défaut, une expédition personnelle au mieux, était le meilleur moyen de se valoriser dans le sport. LA MENACE D’UN JEU PLUS PAUVRE : mais les premières victimes visées s’avèrent être les américains eux mêmes : l’exploit requérant une certaine puissance physique, la norme tend à devenir alors le joueur bodybuildé, surpuissant. Un premier pas était lancé avec dawkins à la fin des années soixante dix, puis avec barkley en 1984 : le début des années 1990 voit ce type de joueurs fleurir les draft : Larry johnson, shawn kemp, chris webber viennent relayer karl malone et barkley dans le rang des joueurs baraqués. LE RETOUR DES GEANTS : les années 1990 sont d’ailleurs la décennie des intérieurs en général, des pivots en particulier ( comme pouvait l’être la décennie des années soixante ) : si Hakeem Olajuwon ( 2m13 ) fait exception de par sa grâce et sa technique, les Robinson, Ewing, Mutombo, Mourning, O’neal surtout ( 155 kgs ) s’imposent avant tout, notamment durant l’interrègne de 1993-1995, grâce à leur puissance physque. LES « BABY JORDAN » : un autre modèle précédemment évoqué, celui des « successeurs de jordan », connaît aussi la prospérité avec des joueurs comme penny hardaway, grant hill, jerry stackhouse. UNE PÉRIODE DIFFICILE A CERNER : si on peut selon toute logique constituer deux sous-périodes dans celle que j’évoque en ce moment, notamment avec une première période allant jusqu’à la fin du règne des grands pivots ( 2000 ou 2004 si on reste avec shaquille o’neal ), ou encore la dynastie des bulles ( jusqu’en 1998 ), je pense quand même que la période actuelle fait continuité avec celle de jordan pour les raisons que j’ai évoqué : recherche de l’exploit individuel, perte des fondamentaux, disparition du shoot à mi-distance, starification à outrance, dunks, etc. Une deuxième sous-période pourrait être considérée avec l’avènement des joueurs étrangers, mais peut-être est-il encore trop tôt pour en mesurer pleinement les effets.
Revoilà la suite des 5 majeurs ALL Time de toutes les franchises NBA par Thomy … Cette semaine >
Semaine n°9: Les PISTONS (1941-2008)
Fort Wayne Zollner Pistons (1941-47) en NBL puis Fort Wayne Pistons (1948-57) en NBA et enfin Detroit Pistons (1957-2008).
Les différents logos dans l’histoire de la franchise: 1957-711971-751975-79 1979-961996-012001-05 Depuis 2005 (1er et 2ème logo)
Je rappelle le principe du jeu: élisez votre 5 majeur et vos 7 remplaçants. Je vous soumets une liste de 25 noms mais vous pouvez bien sûr sélectionner d’autres joueurs. A la fin je comptabilise les votes (3pts pour 1 joueur du 5 et 1pt pour les remplaçants) afin d’établir l’équipe all-time version basket4life.
Si vous avez le temps et l’envie, expliquez vos choix, c’est toujours plus intéressant.
Mes 25 sélectionnés:
PG: Gene Shue (56-62), Isiah Thomas (81-94), Chauncey Billups (02-08 )
G: Andy Phillip (53-56), Dave Bing (66-75), Vinnie Johnson (82-91)
SG: Kelly Tripucka (81-86), Joe Dumars (85-99), Jerry Stackhouse (98-02), Rip Hamilton (02-08 )
F: Dave DeBusschere (62-68 ), Fred Schaus (49-53)
SF: George Yardley (53-58 ), Bailey Howell (59-64), Grant Hill (94-00), Tayshaun Prince (02-08 )
PF: Dennis Rodman (86-93), Terry Mills (92-97 et 99-00), Rasheed Wallace (04-08 )
FC: Larry Foust (50-57), Ray Scott (61-66)
C: Walter Dukes (57-63), Bob Lanier (70-79), Bill Laimbeer (82-94), Ben Wallace (00-06)
Pourquoi ne pas voter pour les coachs également? Je vous en propose 5 (même si pour les Pistons y a pas photo):
Charles Eckman (54-58 ), Chuck Daily (83-92), Doug Collins (95-98 ), Larry Brown (03-05) et Flip Saunders (05-08 ).
Pas le temps de dévellopper pour l’instant donc j’y reviendrai mais voici ma sélection:
5 MAJEUR:
ISIAH THOMAS – JOE DUMARS – GRANT HILL – DENNIS RODMAN – BOB LANIER
7 remplaçants:
CHAUNCEY BILLUPS – DAVE BING – VINNIE JOHNSON – DAVE DeBUSSCHERE – GEORGE YARDLEY – BILL LAIMBEER – BEN WALLACE
Par Thomyorke (également disponible ici sur son blog)
Quel est le plus beau match des NBA Finals de l’histoire? Il y a quelques mois, j’avais proposé ma sélection sur le forum basket4life. Je pense que ce post mérite un article ici, plus approfondi et avec illustration via Youtube en bonus.
J’ai choisi 3 matches old school qui m’ont fortement marqué (qualité et suspens pour les Finales NBA 76 et 87, perf individuelle de Magic pour la finale 80) et 7 autres matches que j’ai suivi en direct à l’époque. Voici mes propositions classées par ordre chronologique:
Finals 1976, Game 5, Celtics-Suns. Equipe surprises des Playoffs, les Suns sont à 2-2 avant ce 5ème match au Boston Garden. Boston domine et mène de 22pts mais Phoenix revient pour arracher la prolonagation. Il y en aura 3 au final et un des shoots les plus incroyables de l’histoire, celui de Garfield Heard qui arrache au buzzer la 3ème prolongation. Le résumé du match:
Finals 1980, Game 6, Sixers-Lakers. Les Lakers mènent 3-2 mais se déplacent au Spectrum de Phila sans Abdul-Jabbar blessé. Autant dire que tout le monde s’attend à une victoire des Sixers mais le rookie Magic réalise une des plus grandioses performances individuelles pour mener les siens à la victoire et au titre. Débutant au poste de pivot, il joue à tous les postes au cours de la partie pour finir sur des stats hallucinantes: 42pts 15rbs 7ass 3st. La dernière minute du match:
Finals 1987, Game 4, Celtics-Lakers. Les Lakers mènent 2-1 et tentent de faire le break dans l’antre de leurs meilleurs ennemis. Boston mènent le match mais les Lakers grignotent leur retard et Magic d’un bras roulé au-dessus de Parish et McHale réalise le hold-up. Les 30 dernières secondes du match:
Finals 1993, Game 3, Bulls-Suns. Les Bulls se sont imposés 2 fois à l’America West Arena et semblent sur la voie du sweep. Mais Phoenix et le MVP de la saison, Charles Barkley, refusent de rendre les armes et arrachent la victoire après 3 prolongations. Fin du temps reglementaire + les 3 prolongations. On peut y voir l’action devenue culte de Kevin Johnson piquant la balle dans les mains de Jordan sur la dernière possession du temps réglementaire et demandant temps mort avant de se raviser pour envoyer Majerle au lay-up en contre attaque. Mais les arbitres avaient validé le temps-mort, et donc refusé le panier, pas plus mal pour le suspens et la qualité de la rencontre au final:
Finals 1995, Game 1, Magic-Rockets. Le Magic de Shaq et Penny archi-dominent la rencontre mais Houston réalise un come back d’enfer pour revenir à 3pts à 10 secondes de la fin. L’ailier d’Orlando, Nick Anderson est envoyé sur la ligne des LF pour conclure le match. Il manque les 2 mais récupère le rebond. Faute à nouveau sur lui et 2 nouveaux lancers qu’il manque encore. Kenny Smith en profite et au buzzer arrache la prologation. Orlando vient de perdre le match mais aussi la série. La dernière minute 30 + la prolongation:
Finals 1997, Game 5, Jazz-Bulls. Menés 2-0, le Jazz a renversé la situation au Delta Center et semble même en mesure de prendre l’avantage car Jordan malade n’est pas sûr de pouvoir jouer en tous cas pas à 100%. Utah mène de 16pts d’ailleurs en début de match mais MJ serre les dents pour nous offrir un des ses plus beaux matches et redonner l’avantage aux Bulls dans la série.
Finals 1998, Game 6, Jazz-Bulls. Les Bulls mènent la sèrie 3-2 mais doivent aller chercher leur 6ème titre en 8 ans au Delta Center. Le match est serré, les Jazz mènent de 3pts à 40 secondes de la fin, mais MJ plus clutch que jamais, marque un lay-up puis pique le ballon dans les mains de Malone avant de finir le boulot en mettant au tapis Russell sur un dernier jump shot.
Finals 2000, Game 4, Pacers-Lakers. Les Lakers mènent 2-1 mais Indiana dans l’ambiance surchauffée du Conseco Fieldhouse résistent plus que prévu au favori californien. Ils sont même à portée de l’exploit quand le Shaq, plus dominateur que jamais, sort pour 6 fautes. Mais le jeune prodige, Kobe Bryant prend alors les choses en main et crucifie les vaillants Pacers au bout de la prolongation. La série vient de basculer. La fin de la prolongation: http://fr.youtube.com/watch?v=S1fI_kAkwgo
Finals 2001, Game 1, Lakers-Sixers. Ultras favoris, beaucoup pensent que les Lakers vont sweeper Phila qui a dû passer par 2 games 7 pour en arriver là. Mais AI, complètement hallucinant, réalise l’exploit de mener son équipe à la victoire sur le parquet du Staples Center après prolongation. Victoire sans lendemain certes mais quelle surprise. La prolongation: 1- http://fr.youtube.com/watch?v=QjqH0gcX4iQ 2- http://fr.youtube.com/watch?v=_RZ6XfCd0DQ
Finals 2005, Game 5, Pistons-Spurs. La série est à 2-2 après le réveil des Pistons dans leur salle. Les Spurs sont malmenés mais s’accrochent dans ce match charnière trouvant en Robert Horry l’homme providentiel. Hallucinant dans le 4ème quart temps, il rentre définitivement dans la légende (enfin il avait pas besoin de ça) avec une prolongation de folie dont le shoot de la gagne. Le résumé du show Horry:
Mon match préféré parmi ces 10 est le Jazz-Bulls 98. Pourquoi?
-parce que c’est un match à la mort, si les Bulls gagnent ils sont champions
-parce qu’il y a un suspens d’enfer jusquà la dernière seconde
-parce que Jordan réalise la perf la plus clutch de sa carrière à mon avis
-parce que c’est le dernier match de MJ sous les couleurs des Bulls et que c’est aussi la fin pour pour Pippen, Rodman et Phil Jackson à Windy City
-parce que du coup c’est la fin d’une époque et qu’après, on change de génération
Au final, sans doute pas le plus beau match intrinséquement (je dirais Celtics-Suns 76), ni la perf individuelle la plus aboutie (je dirais Magic 80), mais ce match me touche personnellement en m’évoquant une équipe (les Bulls donc) et une époque (les 90’s) qui m’a fait bien plus kiffer (je parle de basket bien sûr) que les 2000’s. Et puis je l’ai dit comment être plus clutch que ça offensivement et défensivement dans le match le plus important de la saison?
Le 11ème: j’avais pensé aussi à mettre un match de la série Rockets-Bulls 94, mais si j’ai été ultra passionné par cette série (bah oui j’étais à la fois fan des Kincks et des Bulls, étonnant je sais), le résultat final rend ce souvenir assez douloureux. Le game 6 reste un de mes pires moments de sport, j’ai eu du mal à m’en remettre. Un peu comme OM-Etoile Rouge en foot. J’ai encore du mal à regarder des images de ce match, mon coeur saigne encore (je sais c’est con). Au final, avec la série Bulls-Suns, c’est sans doute celle qui m’a le plus passionné (j’étais plus jeune aussi et du coup, je relativisais moins et ça prenait énormément de place dans ma vie), mais la conclusion était trop cruelle à mes yeux pour que je sélectionne ce match. Du coup comptez pas sur moi pour mettre la vidéo du shoote à 3pts de Starks pour le titre contré par Hakeem The Dream.
Au commencement, Dieu créa … Euh, je suis peut-être remonté un peu loin là. Reprenons. Je tombe dans le sport tout petit. Papa footeux et amoureux de sport en général me transmet le virus. Suivant naturellement la voie paternelle, je débute le footbal dès l’âge de 7 ans mais suis avec passion toutes les compétitions sportives (j’ai conservé cette faculté à pouvoir m’emflammer pour une compét de biathlon par exemple, c’est vous dire). Le basket n’est alors qu’un sport parmi d’autre, bien loin du dieu football. Pourtant, le club de ma ville de Tours, le TBC anciennement ASPO, évolue alors dans l’élite française. Champion de france en 76 et 80, j’observe de loin, via le journal local ou Stade2, les résultats d’un club reculant petit à petit dans la hiérarchie nationale. Si mon père me raconte à l’occasion les exploits du PO de Bowen, Pondexter ou Sénégal, la finale de la Coupe des Coupes 76 contre Milan, l’ambiance extraordinaire de la salle Grenon, jamais je n’ai droit au voyage, et je ne le réclame pas d’ailleurs.
Tout change avec l’acquisiton de Canal+ en 90. Le monde de la NBA s’ouvre alors à moi. Et là c’est le choc, un merveilleux putain de choc. Très vite MJ, Magic, Bird, Drexler, Thomas rejoignent les Waddle, Papin, Gullit, Van Basten, Maradonna dans mes rêves. Si je m’imagine encore dribbler au stade Vélodrome ou au Camp Nou, je shoote de plus en plus souvent au Madison Square Garden, Chicago Stadium ou au Forum d’Inglewood. Puis très vite s’ouvrent les portes de Beaublanc, de l’Espace Piscine ou du Palais des Sports de Pau. L’addiction prend forme, elle s’avérera incurable avec l’événement de l’été 92, les JO de Barcelone.
Après avoir vu ça comment ne pas plonger définitivement? En tout cas, personnellement, je n’y résiste pas. En plus tout s’enchaine de façon incroyable. Limoges gravit l’Olympe l’été suivant pour décrocher le 1er titre européen des champions dans l’histoire du sport français. Michael Young et Jim « Trampoline » Bilba (dixit Montel, le très mauvais commentateur de la finale en direct sur Antenne2) me font rentrer définitivement dans un basket européen verouillé à triple tour. C’est moins bandant que les top 10 NBA de Canal, mais l’intensité déployée me séduit, et puis pour ne rien gâcher, les français gagnent.
Deux mois plus tard, je suis en direct mes premières finales NBA. Chicago versus Phoenix, Jordan affronte Barkley. A 3H du mat, le Taureau arpente les rues de Windy City sur la musique envoutante d’Alan Parson avant de s’engouffrer dans le bouillant Chicago Stadium.
A 6H on entend les oiseaux, le jour commence à poindre et il ne reste plus que 2H avant d’aller au collège. Qu’importe puisque Jordan a encore planté 40 pions, que Barkley a sauvé ses Suns dans une double prologation étouffante lors du game 3 et que John Paxson vient de cloturer la série par un énième panier longue distance. Depuis les insomnies de juin sont devenues tradition et seule la faiblesse des Nets 2002 et le manque de saveur de l’affiche 2006 (je déteste le Heat et je me fous des Mavs) y ont échappé (j’ai quand même enregistré, faut pas déconner). J’ai même à l’occasion invité un pote (le biloute37 qui laisse souvent des commentaires ici) à venir voir les Finals Bulls-Jazz. On s’est marré récemment à se rappeller de ces moments où à genoux devant la télé à 5H du mat, on exultait en silence (pas évident) pour ne pas réveiller mes parents.
Passionné par la NBA donc, amateur du basket européen et français, il était bien temps de lâcher un instant la télé pour jouer sur les playgrounds du coin et aller voir l’équipe locale. Direction donc le palais des sports de Tours pour suivre le TBC en PRO B. L’année précédente, en 95, l’équipe de Strickland et Dioumassi avait atteint la finale de ProB (défaite 3-2 contre Besançon) et entendait bien rester dans le haut tableau l’année suivante en gardant Kevin Strickland et en signant le jeune intérieur US Geoff Lear. Direct on tombe sous le charme de ces 2 joueurs et surtout de Lear. Avec 3 potes on devient son fan club non officiel avec banderole s’il vous plait (n’y voir aucune allusion à une affaire récente). L’ambiance est géniale, la salle de 3000 places remplie à chaque fois ou presque. Malheureusement, comme beaucoup de clubs ayant brillé à la fin des 70’s-début 80’s, le TBC connait de graves problèmes financiers. L’équipe devient l’année d’après moins compétitive avec le départ pour le HTV de nos 2 « stars ». Mais complètement accrocs, on ne lâche pas l’affaire et on passe même un nouveau cap en intégrant l’équipe de satisticiens du club. S’occuppant d’abord des espoirs, on devient ensuite les statisticiens officiels de l’équipe Pro lors de la saison 97-98. LE TBC et devenu NPO et entend retrouver son glorieux passé. Le président a été renversé, Dao coach de notre équipe double championne de France et de l’équipe de France, choisit avec Rebatet, le nouveau coach, les joueurs devant nous conduire à une remontée immédiate. On parle de coupe d’europe, de nouvelle salle, mais moins de 3 mois après, le club est à l’agonie financièrement. Le passif s’avère plus important que prévu et la nouvelle équipe dirigeante n’entend pas payer pour les autres. Le navire sombre malgré l’arrivée en cours de saison de Ron Anderson. A la fin de l’année, le club doit déposer le bilan, il repartira en Nationale 3. Depuis, le club s’est associé avec le voisin de Joué-les-Tours pour former le TJB qui vivote en Nationale 2. Pour ma part, j’ai lâché l’affaire après quelques matches de Nationale 3 en 98.
98 représente d’ailleurs une année charnière puisque c’est la dernière année de Jordan (avant son retour à Washington) et qu’après ça, ma vision du basket a vraiment changé. Plus que Jordan d’ailleurs, c’est la fin d’une génération (Drexler, Olajuwon, Barkley, Ewing,…) et j’ai eu du mal à retrouver le même enthuousiasme avec la nouvelle. Corrélation ou pas, je me suis en tout cas très fortement rapproché du basket européen. Les succès de la French Team de Pau ou de la Green Team villeurbanaise m’avaient laissé dans le coup, mais le basket « guerre de tranchée » instauré depuis la finale du CSP et qui avait aboutti à une finale 98 Virtus-AEK à dégoutter du basket, me freinait encore. Heureusement en 99 Kaunas fait souffler un vent de fraicheur sur l’Europe du Basket. Je plonge alors définitivement dans le basket européen d’autant qu’à ce moment-là, la Virtus Bologne du Roi Rigaudeau domine et que je découvre un nouveau phénomène, Manu Ginobili. Il devient aussitôt mon joueur préféré et l’est toujours actuellement.
Enfin l’arrivée de Parker me redonne l’envie de NBA. Beaucoup aime à critiquer TP, c’est un même devenu un sport national sur les forums français, mais il ne faut pas oublier l’impact qu’il a eu sur beaucoup d’entre nous, qu’on l’aime ou pas aujourd’hui. D’abord parce que ce type on en entendait parler sur les playgrounds alors qu’il n’avait que 15-16 ans. Personne ne l’avait vu jouer mais tout le monde en parlait. On lisait avec admiration ces cartons offensifs dans Basket Hebdo (ou BasketNews). Du coup, on était tous à l’affût de ces premiers pas NBA d’autant que son jeune âge posait beaucoup d’interrogations, mais surtout beaucoup d’admiration. Bref, moi, ça m’a complètement remis dedans et comme l’année d’après, Ginobili est venu le rejoindre, bah là évidemment, j’avais plus le choix.
Voilà mon parcours, peu de pratique (jamais en club, seulement entre amis et à très faible niveau), mais énormément de matches vus. Si le basket fut essentiellement pour moi NBA à mes débuts, je me suis ouvert totalement au basket Fiba depuis et l’Euroleague constitue d’ailleurs mon championnat préféré durant la trop longue saison nord-américaine. Mais à quelques heures du début des Playoffs NBA, je peux vous dire que j’ai gardé la même envie même si je n’ai plus autant d’étoiles dans les yeux. Moins rêveur, plus lucide et donc plus critique, mais tout autant addict.