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EdB: le palmarès du basket européen

par Guru. 0 Commentaire

Pour son dernier numéro de la saison, l’Europe du basket vous propose le palmarès du basket européen… Entre les confirmations de Sienne, du CSKA ou du Cibona, les surprises Caja Laboral ou Galil Gilboa ou les heurts grecs et serbes, nous vous proposons de revenir sur les moments marquants de ces play-offs européens.

Les upsets

Le Caja Laboral 2010: une légende et un héros

Comment ne pas entamer ce tour d’Europe par le sacre espagnol du Caja Laboral? Les Basques ont réussi en ces mois de mai-juin une des plus grosses upsets de l’histoire du basket espagnol (voire européen). Troisième de la phase classique du championnat, les hommes de Dusko Ivanovic ont sorti coup sur coup le Real Madrid d’Ettore Messina et le Barça que l’on croyait invincible.

Tout semblait en place pour un sacre catalan. Vainqueur de la Copa del Rey et de l’Euroleague de manière très autoritaire, archi-dominateur lors de la phase classique du championnat, le Barça s’est baladé lors des deux premiers tours des play-offs. Le Gran Canaria et l’Unicaja se sont tous les deux faits sweeper, avec un écart d’au moins 10 points lors de chacune des rencontres. A l’inverse, le Caja Laboral a eu beaucoup plus de difficultés à se qualifier pour la finale. Deuxième grâce à un point-average relatif positif sur le Real, les Basques ont sweepé l’Estu Madrid lors du premier tour. Le Real les attendait en demi-finale. Un autre paire de manches… La série commence à Vitoria pour les deux premiers duels. Et les locaux entament la série par deux victoires dans la douleur (62-60 et 85-80). La série déménage dans la capitale, où le Real empochera les deux manches à domicile (80-67 et 80-62). Le duel final, celui qui décidera qui aura l’honneur de défier le Barça en finale, sera le premier acte du récital de Tiago Splitter. Le pivot brésilien écœure de facilité les Madrilènes. il rend une ligne de stat de 18 points (7/10 à 2 points, 4/7 aux LF), 9 rebonds, 4 assists, 2 shots et 9 fautes provoquées. Avec le soutien de Huertas (8 points, 5 assists) et Teletovic (10 points), les Basques sortent de ce Game 5 à hauts risques, l’emportant 64-56.

Et voila donc l’affiche de la finale: le Regal Barcelona, championne d’Europe, invaincue dans ces playt-offs et qui bénéficie d’une semaine de repos supplémantaire, face au Caja Laboral, outsider pouvant sur le papier au mieux espérer que « sur un malentendu, y a peut-être moyen… ». L’acte 1 se déroule au Palau Blaugrana. Le match est fermé, défensif, serré. Et dans cette atmosphère, c’est le Caja Laboral qui parvient le mieux à s’en sortir. Les stars du Barça sont sous contrôle, à l’image d’un Ricky Rubio sans inspiration (1/8 aux FG), Pete Michael limité à 5 points ou encore Lorbek se contentant de capter des rebonds. Seul Navarro (17 points) et Ndong (12 points) scorent plus de 6 points sur le match… A l’inverse, le Caja Laboral voit ses stars évoluer à leur niveau. Tiago Splitter signe le second acte de son récital, avec 16 points et 6 rebonds. Mirza Teletovic ajoute 11 points et 6 rebonds. Les héros de ce game sont toutefois à aller chercher sur les lignes arrières. Les combo-guards Marcelinho Huertas et Fernando San Emeterio sont héroïques. A eux deux, ils cumulent 21 points 17 rebonds. Dans ce match défensif, leur énergie est le boost dont les Basques avaient besoin pour l’emporter 58-63, grâce à un 10-18 ébouriffant lors du dernier quart-temps.

La recette du Game 2 sera similaire. San Emeterio sera de nouveau le héros, avec ses 19 points, bien épaulé par les 13 points de Huertas et les 10 points de Brad Oleson. Les acteurs sont les mêmes, le scénario aussi. Bien en position jusque dans le dernier quart-temps, les Barcelonais vont une nouvelle fois craquer complètement dans le dernier acte et concéder un 16-23 fatal dans la défaite 69-70. Les Basques l’emportent pour la deuxième de suite au Palau Blaugrana, une salle dans laquelle le Barça n’avait plus perdu depuis près d’un an et demi…

La série repart alors à Vitoria, où les locaux auront deux manches pour être sacré à la maison. La mission sera remplie dès le premier duel. Tiago Splitter livrera LE match parfait: 14 points, 13 rebonds, pour une éval’ total de +36. Il est bien assisté par les 18 points de Lior Eliyahu et l’effort collectif des hommes d’Ivanovic (7 joueurs à plus de 6 points). En face, le Barça a du répondant: Ricky Rubio cumule 14 points, 8 rebonds, 4 assists et 5 steals. Navarro rentre 18 points. Pete Michael contribue à hauteur de 16 points. Ce Game 3 est moins fermé que les deux précédents. 66-66 après 40 minutes. Lors des prolongations, les locaux du Caja Laboral feront le forcing et émergeront grâce à un exploit de Fernando San Emeterio, combiné à une gestion catastrophique des dernières secondes par le Barça.

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Le Maccabi à côté de ses pompes

Malgré son statut de quart de finaliste de l’Euroleague, le Maccabi Tel-Aviv a de nouveau été à la peine dans son propre championnat national. Ils ont pourtant largement survolé la saison régulière, ne concédant qu’une petite défaite (un improbable 113-104 face au Maccabi Netanya a.p.). Mais quand les playoffs sont arrivés, les premiers signes de fébrilité sont apparus. Le Yellow Submarine a eu besoin de 5 manches pour sortir, dans la douleur (71-69 dans le match décisif) le 8ème du championnat, Bnei Hasharon. Le ticket valide par les même occasion leur ticket pour le F4 israélien. En demi-finale, ils sortiront sans trembler le Maccabi Netanya 104-78.

Le Galil Gilboa les attend en finale. Une formalité en principe, le Maccabi ayant survolé les deux rencontres face à cette équipe en saison régulière. Sauf que l’atmosphère du F4, l’envie et la volonté de gagner ont fait pousser des ailes à l’outsider. Emmené par ses US Jeremy Pargo, Brian Randle, Dion Dowell et Isaiah Swann, le Galil Gilboa va réussir la seconde mi-temps parfaite. Menés de 8 points à la mi-temps, les hommes de Oded Katash signera un énorme 27-48 lors des 20 dernières minutes du match. Ils remporteront le titre 77-90. Le Galil Gilboa prive le Maccani de titre pour la 8ème fois en 55 saisons, la 2ème fois en 3 ans.

L’Union Olimpija en perte de vitesse

Autre upset, bien que plus prévisible celle-la: la défaite de l’Union Olimpija en Slovénie. A domicile mais dans une atmosphère hostile (la plupart des spectateurs supportant le Krka Novo Mesto), les « Zmaj » (Dragons) de Ljubljana n’ont jamais apparu en mesure de l’emporter. Les locaux ont très vite été menés 18-6, un écart qu’ils ne parviendront jamais à combler. Le Krka Novo Mesto, emmené par les locaux Marcelic, Ikonic, Pavic, Balazic et Petrov, l’emportent au final 79-87, allant chercher à cette occasion leur 3ème titre en 10 ans.

Pas un désastre en soi (4ème fois en 10 ans que le club de Ljubljana n’est pas sacré), la défaite de l’Union Olimpija soulève des questions quant à l’avenir du club, à l’heure où le club envisage de déménager et quitter le mythique Hala Tivoli pour le Športni Park Stožice Arena, salle ultra-moderne de près de 12,000 places. A voir si ce déménagement permettra de relancer la machine slovène…

Les confirmations

Sienne: les rois d’Italie

26-2 en saison régulière, 3 sweeps consécutifs lors des play-offs (face à Trévise, Cantu et Milan) pour un 10-0 en post-season: Sienne a livré une saison parfaite en Italie. Emmené par le quatuor McIntyre-K. Lavrinovic-Hawkins-Sato, pouvant aussi compter sur le support de valeurs sûres comme Domercant, Shonebrook, Zizis ou Eze, Sienne a été cherché son 4ème titre consécutif, le 5ème de l’histoire du club. Ce sacre est aussi celui de Simone Pianigiani, jeune coach (41 ans) déjà quadruple champion d’Italie, dont la gestion est principalement basée sur le principe du « on ne change pas une équipe qui gagne… »

L’Asseco Prokom en balade

Sienne-Gdynia: même combat. En Italie, il n’y en a pour le moment que pour Sienne. En Pologne, c’est l’Asseco Prokom qui est archi-dominant. Pour la 8ème saison consécutive, le club de Gdynia a été sacré en Pologne. Le quatuor composé par Logan-Woods-Ewing-Jagla, les hommes de Tomas Pacesas ont survolé la compétition nationale. Avec un bilan global de 34-2, ils n’ont jamais été mis en danger par l’Anwil Wloclawak, deuxième club du pays. Qyntel Woods a été sacré MVP du championnat. Un championnat désormais orphelin de David Logan qui, après 3 saisons en Pologne dont deux à l’Asseco Prokom, a décidé de rejoindre le Caja Laboral.

Le Cibona Zagreb dans la douleur

Le Cibona s’est fait peur. Menés 2-0 face à Zadar, les hommes de Zagreb se sont faits très peur. Mais c’est face à l’adversité qu’on reconnait les grandes équipes et les grands joueurs. Jamont Gordon fait partie de cette catégorie. Le titre 2010 du Cibona, il est son œuvre. Avec 20 ppg sur les 3 dernières manches des finales (21 pts au G3, 25 au G4, 12 au G5), il a su laisser son empreinte sur le verdict final. Le PG US a pris le destin de son équipe sur ses épaules. Et le Bogdanovic, Tomas ou Vukusic ont su la cadence pour remonter les deux défaites concédées dès l’entame des finales. Verdict: le Cibona s’impose 87-81 à domicile, va l’emporter 71-78 à Zadar et remporte la manche finale à la maison 95-73. Et le back-to-back est dans la poche pour les hommes de Velilmir Perasovic.

Le CSKA toujours pas détrôné

Qui dit Russie du basket dit CSKA Moscou. Et malgré les progrès montrés par le BC Khimki, le CSKA reste au sommet. Le club de la Red Army l’a prouvé lors de ces playoffs, sweepant coup sur couple Krasne Krylia, le Dynamo Moscou et le BC Khimki. Mention spéciale pour la gestion assez fabuleuse des finales, où chacune des 3 manches ont été remportées par au moins 15 points d’avance (89-58, 69-54 et 60-76)… Bref, rien à ajouter à la démonstration d’un CSKA apparemment indestructible, saison après saison.

Cartons rouges

La « Nuit de la Honte » pour le basket grec

Le contexte: Game 4 des finales grecques entre le Panathinaikos et l’Olympiacos au SEF (Stade de la Paix et de l’Amitié…) du Pirée. Les Greens ont remportés le match 3, un match pourri sur le parquet par des match-ups très dirty (notamment entre Teodosic et Diamantidis, avec noms d’oiseaux, crachats et coups bas à foison…) et des coups de sifflet des arbitres parfois très tendancieux à l’encontre des Reds. La suite est une honte pour le basket grec et se passe de commentaires…

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Le match arrêté, le score de 69-76 a été validé par la fédération: le Pana est sacré dans les vestiaires…

Le Partizan sur tapis vert

Le contexte: finale serbe, deuxième match à Vrsac entre l’Hemofarm Vrsac et le Partizan Belgrade. 1 minute à jouer, 78-77 au début de la vidéo…

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Le match reprendra finalement et le Partizan l’emportera 86-81. Mais le Game 3 n’aura jamais lieu. Suite aux « incidents », l’Hemofarm refusera de se déplacer à Belgrade pour rester dans la course au titre. Conclusion: sans gloire, le Partizan est vainqueur de ce 4ème duel 20-0 et est sacré – sans gloire – champion de Serbie…

Inclassable: les finales lituaniennes

On vous avait déjà présenté la situation lituanienne et le licenciement du coach du Zalgiris en pleine finales. Finalement, malgré tout leur courage, les Verts de Kaunas n’ont pas réussi à écarter le Lietuvos Rytas. Ce fut très difficile pour Rytas, qui a eu besoin d’un 10-0 lors du 3ème quart-temps de la septième manche décisive pour finalement être sacré…

Résultats du Final Four à Madrid – Euroligue Demi Finales par The Glove

par Guru. 0 Commentaire

Les résultats des demi finales du Final Four d’Euroligue

Sienne 85 – 92 Maccabi

Maccabi : Alex Garcia (19 pts à 4/7, 9/10 lfs), Terence Morris (13 pts, 7 rbds), Bynum (13 pts, 7 pds), Derrick Sharp (17 pts à 4/5)

et ce malgrès 3 joueurs importants (Vujcic, Vonteego Cummings, Esteban Batista) à -2 d’éval icon_eek.gif

Sienne : McIntyre (26 pts à 7/15, 4 rbds, 5pds, 30 d’éval), Romain Sato (17 pts, 11 rbds, 26 d’éval)

Le maccabi gagne le match grâce à un énorme dernier quart gagner 32-21 et à un jeu beaucoup plus collectif => 7 joueurs avec + de 10 d’éval


Vitoria 79 – 83 Moscou

Moscou : Andersen (16 pts à 8/8, 4 rbds), Siskauskas (15pts à 4/8, 2 pds), Holden (15 pts, 3 pds)

Vitoria : Splitter (17 pts à 5/7 mais 7/14 aux lfs, 12 fautes provoquées), Planinic (17 pts à 6/8, 4 pts), Rakocevic (19 pts à 6/11)

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