Mainini: Son plan pour l’equipe de france de basketball
Plan pour l’équipe de France : présentation et enjeux
Il nous rappelle les propos tenus par l’entraineur de l’équipe de France en poste lors des qualifications pour l’euro 2009, Michel Gomez, « si nous avions gagné en Ukraine, on aurait perdu en Belgique ». Le président de la fédération pense que le problème est venu de la 8ème place obtenue lors de l’Euro 2007 qui ne correspondait pas au niveau de la France.

Yvan Mainini nous rappelle que cette équipe de France a besoin de tout le monde et surtout des joueurs majeurs français évoluant dans le championnat NBA : « ces joueurs tels que Parker, Pietrus doivent être les locomotives du groupe afin de tirer les autres vers le haut ». M. Mainini précise tout de même que «joueur NBA ne veut pas dire joueur majeur du championnat de France et encore moins joueur majeur d’une équipe nationale ».
Mais le réel souci aujourd’hui, c’est de pouvoir réussir à concerner les joueurs français de tous championnats par sa convocation dans le groupe France. « Si Florent Pietrus avait été présent, je crois que la France se serait qualifiée ».
Le président de la fédération commence alors à dresser un plan pour l’équipe de France dans l’unique but d’avoir une équipe de France de Basket compétitive pour les échéances futures.
1. Les joueurs
« Nous allons nous inspirer du modèle américain, c’est-à-dire que les joueurs américains avaient signé une convention 3 ans avant les Jeux Olympiques de Pékin stipulant que ceux-ci s’engageaient à honorer le maillot américain en cas de convocation. Cela permettra aux bleus de rester concernés en vue des compétitions futures » poursuit le président. David Cozette, journaliste officiel du basket sur Canal+, précise qu’il faut faire attention à réussir à concerner les joueurs sur la période des 3 ans. Il faudra que le groupe soit à « géométrie variable ». Yvan Mainini ajoute : « Aussi l’équipe de Francecontinuera de s’appuyer sur un fédérateur en la personne de Tony Parker parson niveau de jeu bien évidement mais aussi par sa faculté à fédérer les autres joueurs ». Le problème à l’heure actuelle est la gestion des egos de chacun. Certains n’arrivent pas à comprendre qu’il faut jouer pour l’autre quelque fois » conclue le président.
2. Le Staff
« Au niveau du staff, seul un entraineur de renom ayant déjà entrainé à haut niveau en Europe avec un charisme certain permettra en partie à cette équipe de pouvoir se stabiliser. Aujourd’hui, les joueurs réclament une personne qui transforme leur basket américain en basket européen en peu de temps. Pour gagner une qualification en Europe, il faut du basket européen. Il faut de même un préparateur physique qui suivra les joueurs individuellement pendant leur saison régulière. Celui-ci aura pour rôle de veiller à la préparation physique de chaque joueur au cours de la saison pour que les joueurs soient prêts quand ils arrivent en Equipe de France car on ne peut pas demander à un joueur de NBA qui vient de faire plus de 100 matchs de venir passer 3 mois en équipe de France. Aussi, il est important d’avoir un médecin de confiance par rapport aux franchises américaines. Il faut faire attention et ne pas tomber dans des dérives, à l’image du procès des Toronto Raptors qui réclament 6 millions de dollars à la fédération espagnole ».
3. Axe Opérationnel
« Il serait bon de voir naitre une cellule opérationnelle qui vivrait toute l’année basée autour de 3 familles :
! Les médias
! Les dirigeants de Pro A et B notamment du président de l’UCPB
! Les partenaires
Tous ces acteurs auront le droit à la parole au sein de cette structure » annonce le président de la fédération.
Concrètement, Yvan Mainini ne souhaite malheureusement pas donner le nom de l’entraîneur car il y a l’échéance électorale du 13 décembre : « ce choix doit être soumis à réflexion après les élections ». Puis, il revient sur l’épisode Etore Messina : « Je l’ai eu personnellement au téléphone, il était intéressé car ce poste correspondait à son profil Euroligue. Le problème c’est qu’il va entrainer l’année prochaine en Espagne et en Euroligue et qu’il est impossible d’entraîner en même temps une sélection nationale. Enfin, il ne voulait pas passer pour un traitre dans son propre pays, l’Italie, qui rencontrera la France en Août prochain ».
Yvan Mainini conclue son intervention en faisant un état des lieux des nations présentes lors de la future phase de repêchage : « Les équipes présentes sont fortes et si on arrive à passer, on est tout à fait capable d’être sur le podium ».